Les projets

Patrimoine et Monuments :

 

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Restauration de la Fontaine du sculpteur Gustave CRAUK du square Carrier-Belleuse (devis de 10 920 € comprenant la restitution des gros volumes et le traitement du pourtour du bassin (couronne)). Les travaux débuteront en juillet 2016 et devraient durer 2 mois. La restauration sera faite par Sabine Cherki qui avait restauré le bas-relief de l’église Saint Romain. Cette fontaine, réalisée par le sculpteur Crauk, symbole de la beauté du site sera restaurée comme vous pouvez en voir une copie en bronze place Edmond Rostand à Paris (en face de l’entrée du Luxembourg) …

CRAUK et son œuvre :  la fontaine « Sirène Triton » de Sèvres

CRAUK, Gustave, Adolphe, né à Valenciennes le 16 juillet 1827, mort à Paris le 17 novembre 1905.

  • Ecole française, élève de Pradier.
  • Grand Prix de Rome en 1851 avec « Le Grec et le Troyen se disputant le corps de Patrocle »
  • Médaille de 3e classe en 1857
  • Médaille de 2e classe en 1859
  • Chevalier de la légion d’honneur en 1865, puis officier (date non connue).
  • Elevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur en 1903.
  • Il existe un musée Grauk à Valenciennes.

L’œuvre de Sèvres (Sirènes, Triton) est la réplique dans un matériau non précisé (pierre, pierre reconstituée, ciment…) du groupe en bronze pour fontaine de Grauk de 1862, installé à Paris place Edmond Rostand dans le 5e arrondissement. Cette réplique, qui appartenait  à la famille Flammarion, a été offerte à la ville de Sèvres et installée en 1973 par Georges Lenormand, maire de Sèvres, dans le square Carrier-Belleuse.

Il est probable que ce groupe ait été installé à l’origine dans la propriété que la famille Flammarion habitait à Sèvres, rue Ernest Renan. Cette propriété a été bâtie par le maire Loubat, puis est rachetée en 1867 par le banquier Gustave Girod, en 1890 par Gustave Eiffel, qui y installera la première station météorologique, et enfin par Camille Flammarion.

Appartenance au patrimoine Sévrien Cette fontaine est localisée au square Carrier-Belleuse, dans la roseraie faisant face au CIEP, en face du SEL et fait partie de l’imaginaire du beau à Sèvres, de par sa localisation, son esthétisme classique et parce qu’elle est utilisée par la mairie comme symbole de Sèvres (photographiée avec ses jets d’eau donnant sur la roseraie et dans le fond de la photo, le CIEP (Centre International d’Etude Pédagogique) symbole du passé glorieux de Sèvres : Le CIEP a depuis sa création, en 1945, son siège à Sèvres, dans l’ancienne Manufacture royale de porcelaine de Sèvres où il a succédé à l’École normale supérieure de jeunes filles qui avait occupé les locaux de 1881 à 1940.

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Restauration de la Fontaine « Françoise BIZETTE »

Restauration de la Fontaine « Françoise BIZETTE ». Cette fontaine en céramique, située à l’angle de la rue Ernest Renan et de la rue des Fontaines se dégrade et n’est pas visible, car enfouie sous de la terre et des rosiers qui contribuent à la dégrader. Françoise Bizette, céramiste sévrienne a créé l’atelier de céramique de la section technique du Lycée de Sèvres lorsqu’elle avait été nommée à Sèvres en 1950 ; elle est décédée en 1996, laissant de nombreuses œuvres…

39 rue Ernest Renan
92310 Sèvres

Petit historique
Comme le rappelle Mariette Portet dans son livre Sèvres en Ile-de France, le nom même dela ville fait référence à l’eau, et Les Fontaines est le nom du lieudit qui nous occupe (cf. cidessus,extrait de la carte des lieudits, tirée du même livre). Le coteau sud est le plus riche en eau, et cette profusion hydraulique a façonné notre ville en en faisant sa richesse ; mais des multiples sources, fontaines, puits, abreuvoirs lavoirs, moulins, il ne reste rien.
Installer une fontaine au pied de la résidence nouvellement construite qui prenait le nom du lieu dit (résidence des Fontaines) était donc particulièrement bienvenu. L’architecte,Monsieur Hacq, voisin de Françoise Bizette rue de l’Ermitage, demanda à cette dernière de réaliser une oeuvre d’art « dans le cadre du 1% culturel ». Celle-ci conçut la fontaine en céramique et galets, dont l’entretien relève des services de la ville.

Dans les premiers mois de sa mise en service, cette fontaine, qui ne coulait pas de façon continue, fut considérée comme trop consommatrice d’eau : en effet, reliée au réseau d’eau potable, elle fonctionne à eau perdue. Compte tenu de l’abondance d’eau dans le sous-sol,l’option technique choisie est effectivement regrettable. La ville décide d’arrêter les frais et remplit la vasque de terre à rosiers.
Aujourd’hui, le monument n’est presque pas visible : beaucoup de Sévriens avouent ne jamais l’avoir remarqué. Le stationnement intempestif de deux-roues motorisés, l’utilisation de la margelle pour des jeux de planches à roulettes, les gels successifs, ont eu raison de l’ensemble des carreaux du bord du bassin : à moins de renoncer complètement à l’existence de cette fontaine, une
restauration s’impose.

Qui était Françoise Bizette ?
Françoise Bizette est née le 10 mai 1914. Élève de l’École des Beaux-arts de Paris, elle suit également les cours de l’École du Louvre. Elle obtient un professorat de dessin en 1939 et partage alors son existence entre la création, en tant que peintre, sculpteur, céramiste, et l’enseignement, activité à laquelle elle
consacrera une grande énergie. Elle est nommée au Lycée de Sèvres en 1950 et y restera jusqu’à sa retraite, en 1974. Le Lycée de Sèvres, qui est alors un lycée “ pilote ”, encourage toutes les innovations pédagogiques. Elle travaille d’abord dans le cadre des “ classes nouvelles ” puis crée l’atelier de céramique de la section technique du lycée. Elle donne également des cours d’Histoire de
l’Art de haut niveau. Sa démarche est novatrice dans la mesure où ses cours s’appuient sur l’analyse des oeuvres : elle permet ainsi une formation efficace des futurs plasticiens, ses élèves.
Parallèlement, elle crée une oeuvre personnelle importante. Depuis ses premières tables en céramique pour l’Élysée en 1946 jusqu’au grand mural du gymnase de Sèvres en 1988, elle réalise une trentaine de commandes qui lui sont confiées par l’État ou diverses collectivités publiques, travaux qui lui permettent une intégration architecturale de la céramique à l’échelle monumentale.
Elle meurt à Sèvres en 1996, sans descendance. Parmi ses élèves, Mme Hirlet, est particulièrement active : elle a réalisé, entre autres, le catalogue de son oeuvre, avec son mari, et a apporté ses conseils sur les options de restauration de la fontaine.
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A la station « Pont de SèvresCéramique_Henri_Rapin_Pont_de Sèvres 

Restauration de la céramique, œuvre d’Henri Rapin accueillant les personnes sortant du métro au pont de Sèvres… et incitant les voyageurs à traverser la Seine pour aller à la manufacture et au musée de la céramique. Cette œuvre appartient à la Cité de la Céramique. Le montant n’est pas chiffré.

Henri Rapin (* 28. Februar 1873 in Paris; † 30. Juni 1939) war ein französischer Innenarchitekt, Maler, Illustrator, Designer und Dekorateur des Art-Deco-Stils.

Er lieferte zahlreiche Entwürfe und Formen für Einrichtungsgegenstände wie Möbel, Lampen, Porzellan- und Fayencevasen und dergleichen mehr. Er war Mitglied der Künstlervereinigung Société des Artistes Décorateurs und treibende Kraft bei der Organisation der für die dekorativen Künste wegweisenden Ausstellung Exposition internationale des Arts Décoratifs et industriels modernes (1925) in Paris.

Henri Rapin erhielt seine künstlerische Ausbildung bei dem klassizistischen Maler Jean-Léon Gérôme und bei Joseph Blanc und wandte sich dann dem Entwurf von Mobiliar zu. Ab 1903 signierte er robuste, kantige Möbel aus hellem Eichen- oder Walnussholz. Nach 1910 verzierte er seine Möbel mit Marketerien und sonstigen Einlegearbeiten, mit Keramiken und Skulpturen von Charles Hairon (1880–1962), Gaston Le Bourgeois (1880–1946) und Henri Bouchard (1908–1937). Im Salon des artistes décorateurs (1912) stellte er ein Schreibkabinett aus Ebenholz aus, das er für das Luxuswarenhaus Le Printemps (eigentlich Les magasins du Printemps) entworfen hatte.

Die Union centrale des arts décoratifs rief ihn als künstlerischen Leiter an die Schule ihres Comité des dames (Damenkomitees). Er lieferte Entwürfe für den in Limoges ansässigen Porzellanhersteller Camille Tharaud und war von 1920 bis 1934 künstlerischer Berater, dann künstlerischer Direktor der Porzellanmanufaktur von Sèvres. Diese beauftragte ihn anlässlich der Exposition des arts décoratifs et industriels modernes (1925) mit der Gestaltung ihres Pavillons. Rapin richtete dafür das Kabinett eines Keramiksammlers ein und legte den vielbeachteten, von 7 m hohen, von Henri Patou geschaffenen Vasen eingegrenzten Lichtgarten an, über dessen Rasenfläche er Beleuchtungskörper aus Porzellan verteilte. Zu der Anlage gehörte eine zentrale Fontaine mit vier blau emaillierten Wasserbecken, deren Grund mit Porzellanfischen und -muscheln übersät war.

Für dieselbe Ausstellung verwirklichte Rapin gemeinsam mit dem Architekten Pierre Selmersheim die Dekoration des Empfangssalons, des Weiteren, für den „Une Ambassade française“ betitelten Pavillon einen Speisesaal, der einen großen Fries des Bildhauers Henri Bouchard enthielt. Ebenfalls beteiligt war er an dem sogenannten „Hôtel du Collectionneur“ der Ruhlmann-Gruppe.

Zwei Jahre später ging Rapin anlässlich der Ausschreibung für die Ausschmückung des Festsaales des Bürgermeisteramtes des 15. Arrondissements von Paris als Preisträger hervor.

Prinz Asaka Yasuhiko (1887–1981), der in Frankreich studiert und gelebt hatte, sich für die Art-Déco Bewegung begeisterte und Rapins Werke bewunderte, beauftragte ihn, nachdem er nach Japan zurückgekehrt war, im Jahr 1929 mit dem Entwurf der Innenausstattung und des Mobiliars seiner Residenz in Tokyo.

Der Innenarchitekt und Dekorationskünstler sammelte Reproduktionen von Werken bedeutender Künstler und publizierte diese unter dem Titel La sculpture décorative moderne drei Serien.

Henri Rapin starb im Jahr 1939 im Alter von 66 Jahren in Paris.

Eh oui c‘est en allemand et en russe que la notice d‘Henri Rapin Рапен, Анри est la plus complète….

La traduction est-elle nécessaire?

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Restauration du jardin Albert Kahn, ce jardin japonais a été un don d’Albert Kahn à l’école Normale supérieure de jeunes filles de Sèvres et en particulier à sa directrice en 1925. Il est aussi non entretenu et localisé derrière le CIEP.  Le projet de restauration prévoit de retrouver l’état initial (un demi-hectare).
Le coût global prévu pour une restauration à l’identique s’élève à 250 000 € (étude 2008 comprenant étanchéité du bassin, nouvelles canalisations, circuit fermé, équipe de jardiniers, …).

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Patrimoine et Œuvres d’art :

oeuvre• Restaurer l’adoration des mages de la sacristie de l’église Saint-Romain, œuvre du peintre Jean Restout (1692-1768) classée au titre des monuments historiques. Budget prévu : 15 000 à 20 000 €.

 

RESTOUT JEAN(1692-1768)

Il a fallu attendre 1970 et l’importante exposition organisée par le musée de Rouen pour que la personnalité de Jean Restout retrouve la place qu’elle méritait dans l’histoire de la peinture française du XVIIIe siècle. Voici en effet un artiste qui, dans un siècle que l’on répute trop facilement occupé de frivolités, a consacré toute sa carrière à la grande peinture, aux sujets religieux et mythologiques.

Né à Rouen, Restout se trouve être le neveu de Jean Jouvenet. Les leçons qu’il reçut de son oncle resteront sensibles tout au long de sa vie. Académicien en 1720, il fut successivement professeur, directeur et enfin chancelier de l’Académie (1761). Carrière brillante donc, et qui ne doit rien à la mode : les sujets galants sont rares chez Restout, et les portraits guère plus fréquents ; il pouvait cependant en faire de charmants comme celui de son fils Jean-Bernard (1736, musée de Stockholm). Pénétré de la dignité que comporte le métier de peintre, et de peintre d’histoire, Restout apparaît comme celui qui continue, en pleine époque de Louis XV, les traditions du Grand Siècle.

Appelé à concourir avec les peintres les plus importants de sa génération au décor de l’hôtel Soubise, Restout ne se montre en rien inférieur aux autres ; un tableau comme La Dispute de Neptune et de Minerve (1738) soutient fort bien la comparaison avec le Boucher et le Trémollières que l’on voit dans la même pièce : harmonie précieuse, fondée sur des tons verdâtres, dessin aigu, un peu maniéré. Mais nous sommes encore dans un genre mineur. Le Martyre de saint André (1749, musée de Grenoble) montre, avec son enchevêtrement de diagonales et ses étonnants effets de contre-jour, à quelle puissance peut atteindre Restout. Le Baptême du Christ (1758, Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Paris) présente une composition plus souple, un dessin sinueux qui n’est pas sans évoquer Corrado Giaquinto ou certains maîtres de l’Europe centrale. Rencontres fortuites, car il ne semble pas que Restout ait beaucoup voyagé, mais elles suffisent à montrer la place importante de ce peintre trop longtemps méconnu.

Georges BRUNEL, « RESTOUT JEAN - (1692-1768)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le17 avril 2015. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-restout/

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2 réponses à Les projets

  1. Fok Bor dit :

    Monsieur,
    Un projet de destruction des immeubles situés tout au début de la rue Brancas est prévu, à savoir les restaurant chinois, l’immeuble à étages situé à l’arrière et le petit pavillon situé en bordure de la rue Brancas pour construire un immeuble 3 Suisses.

    Compte tenu de l’architecture de ce petit pavillon à lambrequin en phase avec plusieurs villas de la rue Brancas , il faut absolument sauvegarder cette modeste maison de caractère.

    Sèvres a déja perdu la maison de Madame Pompadour (pavillon Brimborion), le chateau de Brimborion, le chateau des Bruyères, le castel Henriette etc…
    Faut-il continuer à détruire le reste de notre patrimoine?

    • admin dit :

      Monsieur,

      Merci pour votre message. Il rejoint deux courriers postaux également reçus sur cette même question et nous en avons débattu lors du conseil administration de la Fondation. La position retenue à l’unanimité des administrateurs est très claire. La Fondation Sèvres Patrimoine et Culture est placée sous l’égide de la Fondation du Patrimoine. A ce titre, son objet est clairement limité par l’article 1er de la convention la liant à la Fondation du Patrimoine et il ne lui appartient en aucune façon d’apporter un avis sur des projets d’urbanisme. Cet avis engagerait du reste la Fondation du Patrimoine, ce qui n’est pas acceptable comme nous l’ont spécifié les deux représentants de la Fondation du Patrimoine membres du conseil d’administration de la Fondation abritée. Dans ces conditions, il n’appartient pas à la Fondation d’apporter une réponse à vos interrogations.

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